Interview – Pascale Schembri : Les Mots du jour

Pascale Chambry Les Mots du jour Pop Music Deluxe

De tournage avec Elton John en tournée avec Sylvie Vartan, des plateaux de télévision aux studios d’enregistrement, Pascale Schembri est l’un des visages de l’émission Vitamine sur TF1 de 1984 à 1987 avant d’être l’interprète des Mots du jour, un 45 tours qu’on entend régulièrement au printemps 1988. Si elle se consacre aujourd’hui à l’écriture, elle revient pour nous avec tendresse sur ses folles années 80, faites de chance, d’aventures et de rencontres.

« Ma vie c’est ça, il y a des cadeaux qui arrivent et je saute dans l’avion sans me poser de questions, je n’ai jamais eu de plan de carrière. La vie m’a envoyé des surprises. C’est dans ma nature de les vivre et je sais reconnaître les signes. »

Pascale Schembri grandit dans le moyen-pays niçois. Toute petite déjà elle se passionne pour la danse, suit des stages et s’invente des spectacles : « C’était une idée fixe, une obsession, je n’ai jamais eu qu’une seule idée : danser ». Ses parents se demandent si c’est vraiment un métier, elle en est convaincue. Après le bac, elle auditionne pour intégrer l’école de la Victorine à Nice qui forme les jeunes au chant, au théâtre et à la danse. Elle va y suivre les cours du chorégraphe et danseur jazz américain Rick Odums, confirmant ainsi sa vocation, plus enthousiaste que jamais. A la fin de sa deuxième année, Rick Odums, qui a repéré la jeune femme, lui propose de rejoindre la compagnie qu’il est en train de créer et de le suivre à Paris. A tout juste 18 ans, Pascale n’hésite pas une seconde et fait ses bagages trois jours après pour la capitale.

Sur la Croisette avec Elton John

Pascale Chambry Elton John Pop Music Deluxe

Juste avant le grand saut, une aventure inattendue lui confirme qu’elle peut avoir confiance en son talent. 1983, Elton John est sur la Croisette pour tourner le clip de son nouveau single, I’m Still Standing, sous la direction de Russell Mulcahy, le réalisateur des plus belles vidéos de Duran Duran ou encore du cultissime Video Killed the Radio Star des Buggles. Le clip repose en grande partie sur une performance dansée et la chorégraphe Arlene Phillips, en plein casting, fait naturellement appel à Rick Odums qui lui envoie une dizaine de ses élèves. Pascale décroche son premier contrat professionnel. Elle n’en revient pas, et demande même pleine de candeur : « Mais, il sera là Elton John ? ». Elle va en effet passer deux jours aux côtés de l’idole dont elle a tous les disques. « Arlene vient me chercher au milieu des danseurs et me traîne par la main pour me mettre toujours devant la caméra ! Le tournage dure des heures, spécialement la scène du domino qu’il faut régler parfaitement et qu’on refait vingt fois, trente fois. Et là je suis devant Elton et on discute pendant quatre heures. Il me demande ce que je fais, ce qu’est le métier de danseur, et il me raconte qu’il adore vivre dans la région. Je vis un rêve éveillé, ça commence bien pour un premier job ! » Aujourd’hui encore, I’m Still Standing fait figure de référence dans la clipographie d’Elton John et les bandes vidéo en seront remasterisées en 2019 pour le biopic ciné Rocketman.

En tournée avec Sylvie Vartan

Débarquée à Paris, Pascale sait déjà qu’elle va travailler au sein des studios Sylvie Vartan. Elle découvre la vie en communauté dans la compagnie Dance Explosion et passe tout son temps dans ce lieu où elle donne également des cours aux enfants, pour gagner sa vie. « J’aimais beaucoup Sylvie Vartan quand j’étais gamine parce que c’était la seule à faire des spectacles avec de grands tableaux chorégraphiés. A l’époque à la télé il y avait peu de spectacles de danse, alors quand Sylvie passait avec ses danseurs américains, ses chorégraphies incroyables, je regardais toujours, c’était très novateur ce qu’elle faisait. Et je connaissais les chorégraphies par coeur car j’enregistrais très vite, on n’avait pas de magnéto à l’époque ». Alors, lorsqu’une audition est annoncée dans les studios pour recruter les danseurs qui accompagneront la star au Palais des Congrès en 1983 et en tournée, l’occasion est presque trop belle. Les castings vont durer deux jours, Pascale s’étonne de franchir une à une chaque étape, mais elle peut compter sur sa bonne étoile. « A un moment Claude Thompson, le chorégraphe de Sylvie, nous montre un enchaînement que je reconnais. Je l’avais déjà vu à la télé et j’en connaissais certaines parties. Il m’a repérée en se disant, sans doute, que je devais apprendre très vite. On a passé huit auditions et à la huitième il fallait chanter et, même si je ne suis pas une grande chanteuse, je peux chanter, c’est ce qui a fait la différence je pense. La production nous fait chanter Rip it Up d’Elvis, que Sylvie interprétera dans le spectacle ; on a des micros et ils jugent si on peut chanter juste et en rythme. Moi je connaissais cette chanson puisque j’avais déjà vu le spectacle précédent. Ma vie c’est beaucoup de chance en fait ». La tournée est une aubaine pour les danseurs car c’est l’assurance de travailler pendant deux ans et le tout Paris se presse à l’audition, notamment des danseurs émérites que Pascale a déjà repérés dans des spectacles ou à la télé. « Je sais que je ne suis ni la plus belle, ni la plus grande, ni la meilleure danseuse, mais quelque chose accroche le chorégraphe. On n’est plus que huit à la fin, à peu près toutes les mêmes, des petites brunes, et je me rends compte que je suis le doublon physique de l’assistante du chorégraphe… Plus tard, Hubert Leforestier, le secrétaire de Sylvie m’appelle ; j’apprends que je suis choisie et que les trois autres filles retenues étaient déjà les trois danseuses de Sylvie durant le dernier spectacle. Donc en fait la production ne cherchait qu’une seule danseuse. C’était incroyable, je n’en reviens toujours pas, c’était mon destin ! ».

Pascale Chambry Sylvie Vartan Pop Music Deluxe

Pascale suivra la chanteuse pendant deux ans, passant par les Etats-Unis, le Brésil, le Japon, l’Italie… « Sylvie est extrêmement respectueuse, agréable dans le travail, posée, travailleuse, elle ne lâche rien, elle est très volontaire et calme. Ce n’est pas un hasard si elle a eu cette carrière. Elle m’a beaucoup aidée par la suite quand je lui ai demandé de poser pour la presse pour la promotion de ma chanson. Elle m’a même invitée dans des émissions de variétés pour me présenter, elle a toujours été formidable avec moi ».

Sur les plateaux de Vitamine

La suite, c’est encore un coup du hasard. « Un jour, une productrice de télé vient voir le cours que je suis en train de donner à des enfants puis vient me demander si je suis d’accord pour faire un essai pour l’émission Vitamine. L’émission en direct est en train de se terminer et elle me demande de donner un petit cours comme ce qu’elle vient de voir. Moi je suis en salopette, je sors de mon cours, je transpire, je ne suis ni apprêtée ni maquillée mais je monte dans son Austin direction la SFP qui n’est pas très loin. J’arrive sur le plateau, on me met deux coups de blush, on me fait une queue de cheval et là il y a des animateurs qui sont en train de terminer l’émission, qui ont compris entre deux pubs que quelqu’un va venir donner un cours de danse. Je me présente et je fais mon truc, à l’impro totale ! La productrice me dit : « C’est fantastique, mais vous êtes faites pour la télé, on va signer un contrat tout de suite ! » Voilà comment je deviens présentatrice télé. » La rubrique animée par Pascale sera baptisée Vitaboum, et c’est elle qui proposera ce format adapté à l’émission, des petites chorégraphies qui s’adressent aux jeunes téléspectateurs. Si les premières émissions en 1984 sont enregistrées, elle interviendra ensuite en direct sur le plateau, jusqu’à finir par co-animer Vitamine avec Jacky. Entre-temps, elle côtoie Karen Cheryl qui présente l’émission de 1985 à 1986 : « Karen c’est quelqu’un de très intelligent. Avec le recul, je dirais même qu’elle est touchante. Elle était pro et j’ai observé sa façon de faire, sa façon de prendre la lumière, de parler. Elle connaissait son texte par coeur et elle arrivait déjà maquillée, prête à tourner ». Pascale enregistre également le générique de l’émission, Croque de toi, qui sort en 45 tours en 1985, réalisé par Fabrice Aboulker, le complice de Marc Lavoine qui est en train d’exploser avec Elle a les yeux revolver.

Pascale Chambry Karen Cheryl Pop Music Deluxe

Chanteuse pop : Les Mots du jour

« En 1987 c’est la privatisation de TF1 et on se retrouve au chômage, on est à la recherche d’un emploi. Dorothée arrive sur la Une et tout change, c’est un concept différent… »
C’est à ce moment-là qu’on lui propose de faire un disque que va réaliser celui qui est à l’époque son mari, Christophe Deschamps, batteur pour toute la scène française (Goldman, Souchon, Hallyday, Bruel, Sanson…) et qui sortira également deux albums. Pascale, renommée pour l’occasion Pascale Chambry, enregistre Les Mots du jour, écrit par Brice Homs sur une musique de Philippe Lhommet, une petite chanson à la fraîcheur et à la légèreté qui collent à l’air du temps. Elle va bénéficier d’une promotion conséquente, et notamment d’un joli clip, qui fait évidemment la part belle à la danse et dont elle écrit le scénario et supervise la réalisation. « Trema m’a signée en tant qu’artiste mais n’a pas d’argent à mettre sur la première chanson. Ils voulaient faire un petit clip sur fond bleu mais moi je voulais faire quelque chose d’esthétique. Alors je me suis débrouillée : la ville de Nice nous a accueillis pour faire le clip à la Victorine, Rick Odums est venu danser avec moi et a signé la chorégraphie. Il y avait Michel Carliez, maître d’armes et cascadeur qui a chorégraphié tous les films de cap et d’épée de l’époque et que j’avais rencontré sur Vitamine, Alain Lonchampt, super ingénieur lumière de Véronique Sanson et d’Alain Souchon, Malka Braun, maquilleuse star… Tous ces gens-là sont venus travailler avec moi amicalement sur ces trois jours de tournage. Je suis très fière de ce clip. »

Pascale Chambry The Mimosas Pop Music Deluxe

Parallèlement, Pascale continue à danser, à faire des chorégraphies pour des spectacles, à donner des stages partout en France, et chante même dans un groupe. « Je chante au City Rock Café avec les The Mimosas. Arnaud Dunoyer aux claviers, Christophe à la batterie, Manu Vergeade à la guitare, Rudy à la basse, Nath Villard, ma binôme et amie, au chant… Plein de musiciens venaient nous voir, on avait notre petit public. On se faisait un plaisir de chanter avec nos petites robes vichy, on reprenait des chansons des années 60, les tubes de Gainsbourg, complètement à l’opposé de ce que mon manager voulait faire de moi. »

La chanteuse qui vient en effet de « frissonner » au Top 50 avec Les Mots du jour, travaille en étroite collaboration avec Bertrand Le Page (qui a notamment beaucoup fait pour la carrière de Jakie Quartz, Buzy et Mylène Farmer) qui a des projets pour elle et ne voit pas d’un très bon oeil ses petites incartades, loin de l’image de star inaccessible qu’il a en tête. Début 1990, Mylène Farmer se sépare de Bertrand Le Page, une blessure dont il aura du mal à se remettre. « Bertrand, mon cher Bertrand. C’est lui qui m’a signée chez Trema. C’était un garçon excessif, une personnalité haute en couleur, qui parle fort, qui donne son avis sur tout, qui est cash. Il fallait pouvoir le supporter, moi je l’adorais ! J’ai vu en lui le petit garçon blessé, brisé et qui avait une revanche à prendre sur la vie. Il m’a toujours beaucoup touchée. Bertrand a apporté quelque chose dans ma vie. Il me faisait souffrir aussi parce qu’il me remettait en question, mais il m’a fait grandir, réfléchir, et m’a apporté de la profondeur. Il m’a aidée à savoir ce que je voulais vraiment. Moi j’étais un petit papillon, dans la légèreté absolue, dans l’insouciance permanente. » Le Page va l’inciter à écrire. Il revend son catalogue d’éditions (dont de nombreuses chansons de Mylène Farmer) et finance l’enregistrement d’un album pour Pascale à qui on présente le compositeur Jean-Noël Chaléat (Alain Chamfort, Françoise Hardy…). « C’est un compositeur tellement riche, Palais royal, Géant, Manureva, V.I.P… c’est toute ma vie ces chansons-là, c’est ça que j’ai envie de faire ! Pendant un an on s’enferme et on écrit douze chansons d’une beauté fracassante, rien que d’en parler je suis emplie d’émotion et de frissons, c’est un album incroyable. Une des influences était Kate Bush. On était dans un univers rien qu’à nous… On a écrit le spectacle, on avait tout entre les mains. Ça fait 25 ans que je ne l’ai pas écouté ; c’est tellement fort et ça représente tellement de ma vie. J’étais en pleine construction. On avait passé six mois en studio, on avait le loisir de composer, d’écrire et de chanter ce qu’on voulait, c’était un luxe absolu. » Fait du hasard ou pas, Pascale se retrouve à enregistrer dans le studio voisin de celui où Mylène Farmer est en train de créer Désenchantée… « Malheureusement, nous n’avons pas eu le temps de mixer ni d’arranger, il y a juste les instruments et les voix posées : Bertrand a arrêté de payer le studio quand il a compris qu’il n’avait plus le pouvoir artistique et qu’on voulait faire comme on l’entendait. C’était impossible de trouver un terrain d’entente à cette époque-là. » Dans l’impossibilité de racheter son contrat ou de finir l’album, l’aventure se termine.

« La vie reprend le dessus. J’ai vraiment la sensation d’avoir eu deux vies. Dans ma vie d’aujourd’hui je suis très loin de ça, c’est comme deux mondes à part qui ne se rejoignent pas beaucoup. Quand tu vis une vie d’artiste, tu es dans une bulle de protection, on fait les choses pour toi, on t’entoure… Par chance je n’ai jamais été dépendante de ça. A trente ans, j’ai eu envie de vivre une vie de famille, j’ai eu ma fille. Et puis on sait qu’une carrière de danseuse n’est pas éternelle. On m’a proposé des trucs, j’ai fait un peu de télé sur RTL9, une émission qui s’appelait Ciné Express pendant un an ou deux. J’allais quatre fois par semaine au cinéma et je faisais une synthèse de ce que je voyais, j’enregistrais une séquence de 5 ou 10 mn, c’était la naissance du câble, c’était agréable comme job et bien payé, mais j’avais à coeur de rester à la maison, de m’occuper de ma fille et ça m’allait. »

En studio avec Julie Zenatti

Désormais, Pascale se consacre à l’écriture, un plaisir et un talent qu’elle se découvre au contact de Jean-Noël Chaléat : « Je ne savais pas que je pouvais écrire des chansons ni que j’aimais ça. L’écriture me procure un sentiment d’introspection, de profondeur, on est en prise avec son âme, on essaye de donner quelque chose, de la réflexion, de la beauté, des sensations, on est hors du temps. » Sony Music Publishing lui propose un contrat d’édition pendant sept ans : « Mais je n’ai rien fait avec eux. Je n’étais pas assez mordante, je n’avais pas l’ambition nécessaire pour m’imposer, je n’appelais pas cinquante fois par semaine. J’écrivais des textes et je les déposais, c’est tout. Et je crois que je n’en ai placé aucun à ce moment-là. » Le déclic se fait par l’intermédiaire de Robert Goldman qui signe avec elle Dis-moi pour Michel Sardou qui enregistre en 2004 l’album Du plaisir qui sera disque de diamant. Puis c’est au tour de Julie Zenatti, avec qui un partenariat régulier va se mettre en place. La délicatesse des mots de Pascale séduit la jeune chanteuse. « Ce qui est drôle c’est que je connaissais déjà Julie Zenatti ! En 1994, Danièle Molko, une éditrice, m’avait demandé d’écrire pour elle sur une musique qui lui était destinée. Julie n’est pas encore Fleur-de-Lys dans Notre-Dame de Paris ; elle vient chez moi après l’école pour poser sa voix. Et là, j’avais rarement entendu ça, sort de ce tout petit bout de bonne femme une voix de diva ! ». Certains des titres les plus emblématiques de la chanteuse portent la signature de Pascale Schembri : Je voudrais que tu me consoles, (Tango) Princesse ou Comme une geisha. Si elle prend énormément de plaisir à être en studio avec les artistes, Pascale a en revanche plus de mal avec une certaine hypocrisie du métier. « Tu sais que ton texte n’est pas pris quand tu entends à la radio la chanson sur laquelle tu as travaillé pendant trois mois et que ce n’est pas ton texte. Personne n’a pris la peine de te remercier. J’ai décidé de ne plus jouer le jeu. Mais quelle chance d’avoir vécu cette vie, rencontré ces artistes qui m’ont offert de très belles heures et de jolis souvenirs. » Parmi les textes dont Pascale est particulièrement fière, elle retient Rupture en soie, écrit pour Daniel Lavoie et Marie-Élaine Thibert, ou encore Fleur du mal pour Brice Conrad.

Pascale Chambry Pop Music Deluxe
photo : Virginie Paree

Aujourd’hui, mère de trois grands enfants, Pascale vit en harmonie avec un amoureux de la nature. Elle continue à développer et à enrichir son travail d’écriture, intègre la rédaction du magazine Zena, crée le blog Bio dans nos vies avec deux amies, a dans ses tiroirs deux projets de fiction et se lance dans l’écriture de biographies familiales. « Ce qui me plaît, c’est le lien qui est créé, le rapport humain. Mon moteur n’est ni l’argent ni la gloire. J’aime la rencontre, partager des choses, être en communion avec les gens. On est de passage sur cette terre pour vivre des émotions, éprouver des sentiments, manger du chocolat, le reste c’est pas important. »

Propos recueillis le 23 février 2020

3 commentaires

  1. Très bel article. Comme toujours, on apprend beaucoup de choses sur ces années-là. Pascale a un très joli parcours. Un chemin atypique et passionnant. Une femme libre. Vous en avez de la chance de rencontrer tous ces artistes ! On va de surprise en surprise avec vous. J’adore :-))
    Frédéric

    Aimé par 1 personne

  2. Merci pour cet article instructif à la fois sur la carrière personnelle de cette artiste, mais aussi, par extension, sur le parcours atypique d’une personne qui a quitté la scène assez tôt, du moins aux yeux du grand public. Très intéressant d’avoir obtenu ce témoignage plus de 30 ans après !

    Aimé par 1 personne

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