Rick Astley – Never Gonna Give You Up

Rick Astley Never Gonna Give You Up Pop Music Deluxe
Né dans le nord de l’Angleterre, Rick Astley démontre très tôt un goût prononcé pour la musique. Avec quelques camarades d’école il forme le groupe FBI au sein duquel ses talents vont se révéler de plus en plus évidents. Le groupe se distingue dans des pubs et des clubs locaux et en 1986 Pete Waterman (à la tête des studios PWL, l’usine à tubes de la dance des années 80) remarque Rick alors qu’il se produit dans un club de Warrington. Sa voix très soul fait impression mais Rick refuse tout d’abord une proposition de Waterman qui lui demande de quitter son groupe. Une décision sur laquelle il reviendra finalement quelques mois plus tard en acceptant d’intégrer l’écurie PWL, mais pas immédiatement en tant que chanteur.

En effet Rick est très jeune, très réservé, et n’a aucune expérience du travail de studio. Pete Waterman lui propose donc de rejoindre l’entreprise en tant qu’assistant technicien pour qu’il puisse se familiariser avec le travail et l’équipe et ainsi se sentir à l’aise au moment d’enregistrer des morceaux. La plupart du staff PWL n’est d’ailleurs pas au courant du véritable enjeu de la présence de Rick et on le traite donc comme n’importe quel salarié. En parallèle, Pete Waterman obtient pour Rick un contrat sur le label RCA qui lance tout d’abord le jeune homme en duo avec Lisa Fabien sur le morceau When You Gonna qui passe relativement inaperçu.

Finalement Mike Stock et Matt Aitken, le duo d’auteurs-compositeurs des studios, se mettent à plancher sur un morceau pour le jeune artiste, Never Gonna Give You Up, inspiré par une histoire d’amour vécue par Pete Waterman, qui est enregistré en novembre 1986. Un premier mix d’ébauche est réalisé par Phil Harding mais il ne convainc pas Waterman du potentiel de la chanson jusqu’à ce que ce dernier l’entende lors de la traditionnelle fête de Noël organisée pour les collaborateurs des studios. C’est à ce moment qu’il a le déclic et qu’il demande à Pete Hammond, autre ingénieur maison, de retravailler le mixage.

La méthode de travail de Stock et Aitken pour composer leurs nombreux tubes est simple : on s’inspire de deux morceaux déjà existants (et de préférence des succès), l’un à partir duquel on va copier la structure de la chanson, et le second auquel on va emprunter le groove. Pour Never Gonna Give You Up, les deux garçons se sont basés sur la ligne de basse de Trapped par Colonel Abrams ainsi que de l’atmosphère des morceaux de Steve Arrington. Le résultat est un morceau qui rappelle les années 70, agrémenté du son synth-pop incontournable de PWL. Décrit comme un vocaliste hors-pair, l’interprétation de Rick Astley fait son petit effet et nombreux sont ceux qui croiront entendre un chanteur black.

Très souvent chez PWL, on commence le mixage d’un morceau en réalisant d’abord une version longue à partir de laquelle on édite une version single. Ce sera le cas pour Never Gonna Give You Up et l’on doit à Pete Hammond l’effet de répétition efficace des « never gonna give, never gonna give » du troisième couplet. Le mixage final est réalisé en mars 1987 mais le 45 tours ne sera commercialisé qu’en juillet et en toute hâte après l’enthousiasme des radios qui avaient reçu un extrait du morceau. Très vite Rick Astley devient un véritable phénomène et Never Gonna Give You Up un énorme tube mondial. N°1 pendant cinq semaines au Royaume-Uni (où ce sera la meilleure vente de l’année et où il recevra le Brit award du meilleur single), il le sera également aux États-Unis, en Allemage, au Canada, en Espagne ou encore en Suède, tandis qu’en France il se contente d’une sixième position en janvier 1988 avec tout de même 300 000 exemplaires vendus.

Rick Astley Never Gonna Give You Up maxi Pop Music Deluxe

Si la version instrumentale fait office de face B sur le 45 tours, trois remixes sont disponibles en maxi 45 : le Cake mix et l’Escape from Newton mix, réalisés par Pete Hammond, et le Escape to New York mix, par The Extra Beat Boys. Le premier mixage du morceau par Phil Harding fera surface en 2011 sur la compilation Phil Harding Club Mixes Of The 80s.

La carrière de Rick est lancée et de nombreux autres tubes suivront même si la promotion intense demandée par le label épuisera le chanteur qui aura du mal à assurer les séances d’enregistrement de son premier album.

En 2007, Never Gonna Give You Up refait surface dans l’actualité suite à un buzz internet : des internautes qui pensent cliquer sur un lien en rapport avec une recherche sont renvoyés à leur insu vers le vidéo clip du chanteur réalisé par Simon West en 1987. Ce phénomène a par la suite été nommé Rickroll, en référence au chanteur, et s’est imposé comme un cas d’école.

De retour avec l’album 50 en 2016, Rick Astley prouve qu’il n’est pas qu’une gloire des années 80 en décrochant à nouveau la première place des classements anglais.

3 commentaires

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