Interview – Fabrice Ferment, auteur du site Top France

Vous avez dû remarquer à la lecture de nos chroniques que nous aimons bien les illustrer de chiffres de ventes et de classements, des données souvent sujettes à controverse et qui peuvent sensiblement varier selon les sources plus ou moins bien renseignées d’internet. Parmi celles-ci, une seule sort pourtant du lot : il s’agit du site Top France que nous consultons avec plaisir et grande curiosité depuis plusieurs années. Mais pourquoi donc ce site-là nous paraît-il plus digne de confiance qu’un autre ? Tout simplement parce que Fabrice Ferment, son créateur, est le seul à avoir eu accès aux archives comptables des maisons de disques… Un travail de recherche colossal qui s’est concrétisé en 2001 par la parution du livre 40 ans de tubes. Depuis, Fabrice Ferment (que vous avez peut-être vu à la même époque animer Tubes d’un jour, tubes de toujours sur TF1 aux côtés de Flavie Flament, qui a été chef de la délégation française de l’Eurovision, et qui travaille aujourd’hui au CNC) anime son propre site, qu’il alimente inlassablement de ses trouvailles, à savoir les ventes de disques en France des années 60 à 90, et des classements reconstitués d’une époque où notre pays ne s’est pas encore doté d’un baromètre officiel (le Top 50 n’arrive que fin 1984). Nous avons voulu en savoir plus sur celui qui s’est donné pour mission de rétablir la vérité sur des données qui sont souvent matière à fantasme, quitte à égratigner au passage quelques mythes…

D’où vous vient cette passion pour les classements et les ventes de disques ?

J’ai le parcours d’un passionné qui écoutait beaucoup la radio ainsi qu’une mémoire absolument phénoménale. Dès l’âge de quatre ans, j’ai emmagasiné. On écoutait RTL qui se targuait de passer cent chansons par jour, même si on n’y était pas vraiment. C’était vraiment une radio musicale. J’ai très vite, comme tous les passionnés, recopié les passages radio, le hit-parade d’André Torrent, et en grandissant j’ai constaté que ce n’était pas toujours logique, qu’il y avait des injustices. Alors j’allais chez un disquaire et je regardais ce que les gens achetaient, et je trouvais bizarre que ça ne soit pas mieux classé. A neuf ans je posais des questions aux disquaires, je leur demandais combien de disques ils vendaient, je leur donnais des listes à remplir. J’appelais RTL où je tombais sur l’assistante de Monique Le Marcis, elle avait une patience inouïe. A partir de 1983 j’ai voulu connaître les ventes. J’avais bien compris que certaines chansons étaient classées très haut dans les hit-parades alors qu’elles ne se vendaient pas, il suffisait d’aller chez les disquaires ou à la FNAC pour le voir. Donc là j’ai appelé le SNEP qui était dans le 17e, et dès que je suis arrivé à Paris en juin 1984 je suis allé les voir. Et je suis devenu un peu le petit frère du SNEP. J’étais tout le temps fourré là-bas ; ils étaient très accueillants, on mangeait des gâteaux et on parlait des ventes. Et tous les mois l’attachée de presse me communiquait les ventes exactes par support : 45 tours, 45 tours maxi, 33 tours, CD… Ça me passionnait. On m’a parlé des certifications, des disques d’or, et là j’ai compris qu’on certifiait sur les mises en place, ce qui a été le cas jusqu’à encore très récemment. Mais mettre en place un disque ne veut pas dire qu’on le vend. En 1986 j’ai rencontré un journaliste qui s’appelait Christian Page, d’ailleurs je lui rends hommage dans Top France, qui avait dix ans de plus que moi et qui avait un regard très aiguisé sur le marché. Je lui ai confié que j’aimerais appeler les maisons de disques pour avoir les chiffres et il m’a répondu que ça allait être un enfer, qu’elles ne voudraient jamais, qu’on allait me pipeauter… Mais comme je suis tenace, le SNEP m’a permis de les appeler de sa part. Je me suis rendu compte que tous les services royalties m’ont donné des chiffres exacts à l’unité près parce que j’ai tout revérifié ensuite quand je suis allé sur place, et par contre les services artistiques m’ont toujours donné des chiffres erronés ! Par exemple EMI m’a dit qu’ils avaient le disque d’or de Talk Talk Such a Shame sous les yeux. Et en fait quand je suis allé dans leur bureau je ne l’ai jamais vu et puis surtout il n’a pas fait 500 000, même s’il n’est pas passé loin. On m’avait annoncé Babooshka de Kate Bush à 500 000 et j’ai vu entre temps que c’était 400 000… J’ai accumulé des données, mais ensuite qu’en faire ? Et puis j’étais qui ? Un passionné qui venait plus les emmerder qu’autre chose. En 2000, l’équipe du SNEP a changé et surtout Patricia Sarran, leur attachée de presse que j’adore, m’appelle pour me dire qu’ils veulent faire quelque chose de ces données collectées. J’étais très sceptique, connaissant le milieu, mais elle m’a dit : « Au SNEP on a les moyens d’envoyer un mail à chacun des services de royalties des distributeurs, tu vas y aller et faire un travail de recherche depuis 1960 ».

Extrait classement http://www.top-france.fr

Donc vous êtes missionné pour ça ?

Voilà, j’ai été mandaté par le SNEP pour ça. Alors il y a eu des retours le jour même, certains paniqués, je sentais que ça allait mettre un peu de charivari dans ces services qui sont totalement isolés et qui n’ont aucun contact avec l’artistique. Chez Sony on m’a très bien accueilli, on m’a fait venir tous les royalties par artistes : Joe Dassin, Jeane Manson, Dave… toutes les statistiques de ventes trimestrielles, mensuelles… c’était extraordinaire. Chez Universal on avait un peu peur et on me demandait comment ça se passait chez Sony… Ils avaient notamment peur de la fameuse colonne de droite, qui sont les montant payés aux artistes par références, avec la balance comptable au bout, les retours, les moins, les plus. Mais on m’a laissé faire en me demandant surtout de ne colporter aucun montant. Il y a des maisons de disques qu’il a fallu sérieusement secouer. Par exemple quand il a fallu faire venir toute la comptabilité Vogue qui était chez BMG ça a été compliqué. C’est comme ça que j’ai pu aller travailler chez tous les distributeurs.

Ça a dû faire une quantité monstrueuse de données à traiter ?

Je ne savais pas dans quoi je m’engageais… Moi j’apportais un peu de fantaisie dans ses services où on n’entendait pas une mouche voler et je posais des questions. Je demandais par exemple : « France Gall chez Philips, c’est où ? » On me répondait que c’était Bagatelle. En fait il n’y a pas de dossier France Gall, c’est la société Bagatelle qui gérait les droits de France Gall. Chez CBS pour Jeane Manson c’est Cyclon, les productions Jean Renard, et tout ça il faut le savoir… J’ai relevé toutes les références, que ce soit des états des ventes mensuels ou semestriels, et tout est classé par marques, et il n’y a pas un seul titre, ce ne sont que des références avec des quantités en face. Même sur les relevés de royalties il n’y a jamais les titres, seulement les références. Une fois rentré chez moi je devais éplucher mes propres 45 tours ou bien appeler les copains pour savoir de quoi il s’agissait. Je me souviens de Locomotion de Ritz chez Epic, qui avait fait 487 000, je ne trouvais pas alors que pourtant je l’avais acheté ce 45 tours ! Il fallait de la rigueur, c’était très dur. A chaque fois que je ne trouvais pas quelque chose on me répondait : « C’est qu’on ne l’a plus ». Ou alors c’est qu’il y avait des procès en cours. Là il a fallu attendre que le procès soit fini pour qu’on me descende le catalogue avec tous les royalties semestre par semestre. Parfois les archives étaient stockées dans des hangars d’archivage et il fallait localiser les containers.

Combien d’années ça vous a pris ?

J’étais hôtelier à l’époque et je travaillais le matin de 8 h à 14 h et à 14 h 30 j’étais place de la Bourse chez BMG ou chez Virgin place des Vosges, dans de tout petits locaux. Ça m’a pris deux ans. J’ai relevé toutes les références qui avaient fait au moins 25 000 sur un semestre, j’ai mis le critère très bas parce que j’avais une idée derrière la tête. J’ai additionné tout ça sur trois semestres. Heureusement j’avais les dates de sorties des références car parfois il y a des titres qui mettent du temps à décoller. J’ai travaillé sur trois semestres afin de pouvoir déduire les retours. Quand j’ai eu accès aux disques d’or certifiés, il y avait par exemple des références de Frédéric François certifiées à plus de 500 000 en 1973, et en fait j’ai constaté que la plupart étaient entre 450 000 et 480 000 parce qu’il y avait eu 30 000 retours qui avaient été planqués par le distributeur quand ils sont allés vérifier les comptes. Mais moi je n’ai travaillé que sur du net. Une fois tout additionné, j’ai fait des listes pour ce livre, 40 ans de tubes.

Sur votre site on ne trouve pas les chiffres exacts mais des paliers. Comment avez-vous déterminé ces paliers et quel est le seuil de tolérance ?

Pour moi c’est surtout un site de classements parce que vendre 80 000 en 1967 ce n’est pas vendre 80 000 en 1982. Il n’y a pas de seuil de tolérance : si une référence fait 74 991 et bien ça n’est pas 75 000, donc j’indique plus de 50 0000. Je me souviens d’I Don’t Need a Doctor de Sheila qui était dans une lancée et qui vendait beaucoup, qui était peut-être de 343 000 et je ne lui ai pas donné 350 000, je ne voulais pas qu’on m’accuse de favoriser certains artistes. En plus j’ai signé un contrat avec le SNEP qui m’interdit de diffuser les chiffres, donc je n’ai jamais donné de chiffres à qui que ce soit, ou alors j’ai été assez malin pour brouiller les pistes…

Comment établissez-vous les classements, vous avez des chiffres hebdomadaires ?

Non, personne n’a de chiffres de ventes hebdomadaires. J’ai des chiffres mensuels, c’est de la mise en place bien sûr, que j’ai récupérés beaucoup plus tard, ce qui me permet d’affiner des classements que j’avais déjà faits. Et surtout je ne veux pas m’inspirer des hit-parades. Les hit-parades ne représentent rien, ni les ventes, ni les passages radios. Que ce soit clair. Un jour que j’étais avec Monique Le Marcis, la grande prêtresse du hit RTL pendant quarante ans, avec qui on parlait de tout ça, je lui ai demandé pourquoi est-ce que tel disque n’a pas été classé alors qu’on l’entendait ? Elle m’a répondu qu’elle ne pouvait pas classer Charlotte Julian parce qu’elle ne correspondait pas à la cible du hit-parade RTL. Elle classait donc Slade ou Carly Simon parce qu’il fallait faire jeune. Le hit-parade c’était donc les goûts présumés des jeunes qui écoutaient la radio à ce moment-là. Donc on pouvait avoir Tout le monde à la campagne de Charlotte Julian qui passait cinq fois dans la semaine sans être classé alors que Carly Simon qui passait quatre fois était deuxième ! Ce que j’ai pu voir à la SDRM, à qui les radios déclaraient leurs passages, c’est très loin du hit-parade. Il faut aussi connaître les rouages du marché. Un Claude François ou un Sheila en 1973 vendait immédiatement alors que Michèle Torr vendait un peu plus sur la longueur parce qu’elle n’était pas soutenue par RTL. RTL à l’époque c’était 30 % de part de marché, c’est eux qui faisaient la pluie et le beau temps. Europe 1 n’a jamais pu imposer un tube alors que RTL a fait des tubes. C’est Laisse-moi t’aimer, qu’Europe 1 a refusé, c’est Pour un flirt. Ils ont travaillé Il suffira d’un signe pendant six mois avant que ça ne décolle. Certains artistes qui étaient chez AZ, qui était la boîte d’Europe 1, comme Michèle Torr par exemple, ramaient davantage pour vendre. Et RTL c’était Guy Lux, donc Michèle Torr n’était pas souvent invitée chez Guy Lux, et ainsi de suite…

En 1984, la France se dote enfin d’un classement des ventes officiel avec le Top 50. En quoi est-ce un outil imparfait, en tout cas au début ?

Le SNEP ne voulait pas y participer. La règle du jeu qui a été établie par Europe 1 et Canal + ne satisfaisait pas le SNEP, parce que c’était un système de listes. D’abord la Cogedep a bloqué au départ. Les grandes surfaces, qui représentaient plus de 60 % du marché, n’étaient pas prises en compte. Il y avait Prisunic et Monoprix, la FNAC, et les disquaires indépendants. Le cahier des charges était de cent points de vente, tous situés en centre-ville par définition. À Paris il y avait Lido Musique, sur les Champs-Élysées, et Prisunic (ou Monoprix) de la rue de Vaugirard. Là j’allais acheter du Den Harrow, en étant persuadé qu’il allait grimper dans le classement grâce à moi. Une personne de chaque distributeur venait chaque semaine pour proposer des nouveautés qui étaient testées. Mais déjà il fallait attendre qu’un disque soit commercialisé depuis une semaine, donc il manquait toujours une semaine sur une nouveauté qui frappait fort. Ensuite il y a des maisons de disques qui ne venaient pas parce qu’elles estimaient qu’elles n’avaient pas assez de nouveautés à présenter. Peut-être que ces nouveautés-là n’ont jamais été présentées. Je pense à Vogue qui ne venait pas tout le temps, et c’est comme ça que Naufrage en hiver de Mikado n’a jamais été classé. Bon, il n’aurait pas fait un top 20 mais il aurait été au moins dans les 40 premiers. Il y avait 20 titres proposés qui étaient les frissonnants, et les 50 étaient reconduits systématiquement. Je me souviens de l’histoire de Frédéric François Mon cœur te dit je t’aime. En fait Tréma ne venait pas, donc le distributeur de Tréma, Ariola à l’époque, n’a pas proposé le titre parce que comme c’était de la distribution ils n’avaient pas tellement d’intérêts à le défendre. Sauf que Jacques Revaux s’est réveillé et qu’on s’est rendu compte que ça faisait huit semaines qu’il était dans les dix premiers du classement RTL et qu’il n’était pas au Top 50. Et il est rentré brusquement 4e parce que Tréma a demandé qu’on le propose en urgence. Et il faudra m’expliquer comment Sade avec Smooth Operator chez CBS qui vend 260 000 se classe 9e et Vivien Savage qui vend 270 000 est 20e une seule semaine. Et France Gall avec Hong Kong Star qui fait 282 000 est carrément dans le top 10… Je pense que Sade et France Gall étaient très bien vues dans les centres-villes, mais pas Vivien Savage qui vendait dans les grandes surfaces qui n’étaient pas prises en compte. Il y a eu un gros problème aussi en 1986, j’ai constaté les ventes d’Eve lève-toi de Julie Piétri à 779 000 avec le maxi, ce qui est énorme en 1986 où on commençait sérieusement à baisser, et Holiday Rap fait 440 000. Comment il peut être n°1 alors que Julie Piétri est tout le temps n°2, je crois qu’elle est n°1 une semaine, mais je me dis qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Pourtant on m’a assuré que les chiffres Carrere étaient bons car ils avaient beaucoup de contrôles SDRM. Mais on a compris que Claude Carrère détectait les Monoprix Vaugirard, Lido Musique, etc., et il allait faire acheter des stocks qu’il renvoyait ensuite vers la Belgique, et qui permettaient de faire grimper les titres, et c’est comme ça qu’Holiday Rap est n°1. C’est comme ça aussi qu’Electrica Salsa est beaucoup trop bien classé par rapport à ses ventes… Donc ils ont été obligés de changer les panels tout le temps à cause de Claude Carrère. Au début les maxis n’étaient pas pris en compte. Je me souviens de Sounds Like a Melody d’Alphaville qui a été une énorme vente en maxi, parce qu’il était remarquable, qui a dû faire 60 000, c’était beaucoup, et ils font en tout 330 000 mais quand on regarde les classements on voit qu’il y a un problème, ils sont sous-classés.

Quels sont les artistes injustement oubliés du Top ?

Je pense à Jakie Quartz avec Mal de vivre qui marche en même temps que Calypso de France Gall. France Gall vend 50 000 et est classée quelques semaines et Jakie Quartz qui vend 80 000 n’est jamais classée. Betty Miranda avec Take Me To the Top vend plus de 150 000 et n’apparaît pas au Top 50 du tout. Ce système de listes à proposer c’est ce qui ne plaisait pas au SNEP finalement, parce que ça ne pouvait pas être exhaustif. Il y a La Compagnie Créole aussi, Bons baisers de Fort-de-France, les classements sont très mauvais comparés aux ventes réelles. Le Top singles n’est vraiment officiel qu’à partir de 1993 lorsque le SNEP prend tout en mains et là on fonctionne sur du code-barres, plus de listes à proposés. Et on passe à 250 points de ventes, puis 500.

Allez-vous poursuivre jusqu’aux années Top 50 sur Top France ?

J’aimerais bien parce que pour moi il n’y a rien de sacro-saint. Quand on sait comment ça a été fait, je ne dis pas que tout est à refaire, Ouragan de Stéphanie par exemple ça a été n°1 et ça s’est vendu, Sabine Paturel aussi, mais j’aimerais bien, vu que j’ai récupéré les données exactes, continuer l’aventure sur Top France avec ces années-là. Il n’y aura peut-être pas de grands changements mais il y en aura forcément. L’intérêt à l’époque c’était de faire rentrer les disques très haut pour faire la meilleure entrée de la semaine, et donc ils attendaient. Pour Ils s’aiment de Daniel Lavoie, ils ont attendu deux mois parce qu’ils ne voulaient pas le faire rentrer 49e, 47e, 42e…, ils voulaient faire une entrée fracassante. Et surtout il y en a qui ne sont jamais rentrés. Je pense à Tu me divises par deux de Marc Lavoine, ils pensaient faire un coup après Elle a les yeux revolver et ils ne l’ont pas proposé tout de suite, et puis malheureusement il est retombé et n’est jamais rentré. J’aimerais bien continuer jusqu’en 1993. Ceux qui veulent continuer à penser qu’Holiday Rap est n°1 tant pis, mais avec toutes les données que j’ai je proposerai autre chose. Quand on veut se lancer dans une telle aventure de classements à l’heure de la culture Wikipédia où on annonce qu’untel a vendu 400 millions, il faut non seulement connaître le marché mais en plus avoir les chiffres. Et à ce jour je suis le seul à avoir été mandaté par le SNEP pour faire un tel travail et donc je pense être le seul à pouvoir produire des classements dignes de ce nom.

Propos recueillis le 15 janvier 2021

9 commentaires

  1. « 40 ans de tubes » est un excellent ouvrage et le site « Top France » est une bible pour moi. Merci Fabrice Ferment. Merci de partager votre passion. Je vous envie un peu d’avoir pu ouvrir toutes ces portes 🙂 Quel privilège ! Et bravo à toute l’équipe de Pop Music Deluxe, vous faîtes un super boulot !
    Frédéric

    Aimé par 1 personne

  2. Excellente initiative et bel entretien.
    Moi aussi j’adore le livre de Ferment, particulièrement agréable à consulter et publié à une époque où on avait vraiment pas grand chose comme références sérieuses pour se faire une idée précise de ce qui s’était vraiment vendu en France dans les années 60/70/80 en matière de 45t (et même si on s’est rendu compte par la suite qu’il y avait quelques petites erreurs et omissions que l’auteur a lui même relevées et corrigées sur le net). Ce qui m’amène naturellement à espérer une réédition mise à jour et enrichie (et pas trop onéreuse) que Monsieur Ferment pourrait compléter en répertoriant justement ces fameux singles malchanceux comme « I don’t need a doctor » qui ont failli passer le cap nécessaire des ventes pour avoir droit à une illustration dans le bouquin, ou au moins à une citation.
    J’aurais bien aimé également que FF nous dise ici s’il allait reprendre sur Top France le traitement des 33t, pas mal délaissé ces derniers mois et s’il allait continuer à baisser les seuils requis (actuellement de « + 80 à partir de 73) pour être référencé dans sa base de données. En tout cas, j’y serais très sensible.

    Merci à vous deux.

    Aimé par 1 personne

  3. Après son livre qui fut une révélation pour moi et pour d’autres j’en suis sûr, le site web qui est l’unique et le seul indiscutable à mes yeux . Fabrice Ferment a été mandaté par le Snep faut il le rappeler !
    En un mot la « référence ultime » pour qui s’intéressent aux classements, aux ventes de tous ces airs populaires des années 60 aux années 80.

    Je souhaite une longue vie au site Top france

    Jean Marc

    Aimé par 1 personne

  4. Etant grand fan du TOP50 depuis ses débuts et grand fan de statistiques, j’ai toujours cherché à savoir ce qu’aurait été le TOP50 avant 1984.
    Je croyais la chose impossible mais c’était sans compter sur Fabrice Ferment, le seul à pouvoir réaliser l’impossible.
    Merci à FF pour son travail remarquable depuis plus de 10 ans sur le site top-france.

    Aimé par 1 personne

  5. J’aime beaucoup les anecdotes de cet article. C’est amusant et instructif. Merci pour cet article, qui me donne envie de jeter un coup d’oeil au livre cité. Sinon, il est dommage que les chiffres exacts (ou au moins au millier près) ne soient pas donnés, et que pour les presque 75 000 de Shelia, le chiffre soit abaissé à 50 000. Quelle différence énorme !!

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    • Cédric, je suis d’accord avec toi qu’entre 50 000 et 75 000, l’écart semble trop important mais je doute que l’exemple donné par Fabrice Ferment concernait précisément Sheila, abonnée dans les années 60/70 à des ventes nettement supérieures. À moins qu’il ne faisait référence à « La Tendresse d’un homme », single de 82, absent de son inventaire actuel des 45t vendus à + 80 000 exemplaires minimum.

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  6. Moi qui suis un fan du top 50 (radio et magazine), je me rends compte que ce classement n’était pas aussi fiable que je pensais. Et que certains titres se sont mieux vendus grâce à leur présence, alors que d’autres auraient mérité une autre carrière s’ils avaient été diffusés dans l’émission… Il faudrait refaire (c’est ce que propose Fabrice Ferment d’ailleurs) l’émission, en comparant les classements « officiels » avec les vrais chiffres. Je suis sûr que j’écouterais l’émission !! 😉

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